Peintures Warli

Les Warli sont un peuple indigène de l'ouest de l’Inde. Ils vivent dans des villages de cases de couleur ocre rouge. Les murs de bambous sont recouverts de boue séchée et de bouse de vache et les toits de feuilles ou de paille. Les Warli peignent sur leurs murs. L’acte de peindre est une cérémonie rituelle et a plus d'importance que le résultat obtenu.

 

    

 

Les peintures sont construites autour d'un vocabulaire graphique simple : le rond, le triangle et le carré. Le rond et le triangle sont nés de l'observation de la nature. Le rond de l'observation de la lune et du soleil et le triangle de celles de la montagne ou des arbres aux cimes pointées vers le ciel. Seul le carré ne semble pas né de l'observation de la nature et apparaît alors comme une création de l'homme afin de délimiter l'enclos sacré, la parcelle de terrain. Aussi, le motif central de chaque peinture rituelle est souvent celui du carré, le "cauk", au centre duquel l'on trouve "Palaghata", la déesse mère, symbole de fécondité et de fertilité.

 

 

          

 

Il est important de noter que les divinités masculines sont rares chez les Warli et qu'elles s'apparentent, le plus souvent, à des esprits ayant pris forme humaine. Autour du motif central de ces peintures rituelles, viennent principalement des scènes de chasses, de pêches et de cultures, de fêtes et de danses, des figures représentant arbres et animaux.

 

La danse du "tarpa" y est souvent représentée. Le "tarpa" est un instrument de musique en forme de trompette et il est fréquent de voir la figuration d’un joueur de "tarpa" entouré d’un batteur et de danseurs.

 

             

 

Les corps des êtres humains, comme ceux de nombreux animaux, sont représentés à l'aide de deux triangles inversés qui se rejoignent en leurs pointes respectives, le triangle supérieur figure le torse, le triangle inférieur évoque le bassin.

 

 

       

L'équilibre précaire de ces triangles symbolise l'équilibre de l'univers, du couple. Cet équilibre a aussi l'aspect pratique et ludique de pouvoir aisément animer les corps. Équilibre sans lequel, rythme et vie seraient absents de leur art.